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02/06/2013

Sur les chemins de Madère - mars 2013

 

Samedi 23 mars 2013

Arrivée à 9H30 à l’aéroport de Machico.

Prise de contact avec notre guide très sympathique qui nous conduit à l’hôtel puis au départ de notre première randonnée (supplément 10 €)  d’environ une douzaine de kms le long d’une levada (canal d’irrigation) au milieu des champs. Vue sur Machico. Alternance de petites pluies et de soleil. Comme nous sommes à l’hôtel de bonne heure, après une bonne douche, nous allons nous promener avant le repas du soir le long de la baie et jusqu’au port de Machico.

 

Dimanche 24 mars

Randonnée à la Pointe de Sao Lourenço.

Très beau temps et très chaud. Du monde sur cette portion très touristique. Les avions nous survolent à basse altitude. Nous sommes sur la trajectoire de l’aéroport de Machico/Funchal.

Nous avons vue sur les parcs de pisciculture en pleine mer.  Arrêt à la maison de la sardine au bout du parc naturel qui détermine le point culminant de la pointe de Sao Lourenço au delà duquel il n’est plus possible de passer. C’est alors le domaine des oiseaux de mer. Sur le retour, nous faisons un détour vers un belvédère. Les falaises abruptes dessinent la côte déchiquetée. L’accès au belvédère est trop raide, trop incertain et en plein soleil. Nous nous abstenons d’y monter. Nous allons nous reposer et nous baigner sur une plage de sable gris indiqué par notre guide en attendant l’heure convenue pour qu’il vienne nous chercher.

 

Lundi 25 mars

Temps superbe.

Aujourd’hui, la randonnée nous fait quitter Machico et continuer vers Porto da Cruz en longeant la falaise par un petit chemin qui s’y accroche. Nous montons d’abord jusqu’au col parmi les champs (cultures vivrières) et le maquis. Un chien local nous adopte et nous suit jusqu’à ce que nous le chassions. Certainement, il aura rejoint le couple aperçu au col où ces deux randonneurs y ont bivouaqué. Deux passages un peu délicats sur cette portion notamment le deuxième où il faut, à flanc de falaise, emprunter un plan incliné en rondins de bois particulièrement glissant. La chute ne pardonnera pas mais nous ne tombons pas malgré l’absence d’une main courante à cet endroit qui serait pourtant plus que nécessaire. Pourtant de nombreuses mains courantes ont été posées à différents endroits sur ce parcours parfois même inutilement. Arrivés à Porto da Cruz, en avance sur notre horaire, nous nous y reposons et y faisons un petit tour. L’endroit est touristique et nous sommes abordés pour consommer à la terrasse des bars. Nous fuions. Nous y retrouvons le chien qui a suivi les autres randonneurs. Une sculpture d’un vagin géant sur le front de mer nous laisse perplexes et nous interpelle quant à la considération de la femme par l’artiste et les preneurs du projet. La femme est-elle seulement réduite à son sexe ? Nombreux-ses sont ceux-celles qui se font photographier la tête dans ce vagin. Hommage à la naissance ? En tout cas cette sculpture ne laisse pas indifférent. Une autre curiosité de Porto da Cruz est le geyser produit par la mer près du port. Un peu plus loin des surfeurs profitent d’une plage plus abritée pour prendre les vagues. Une des deux distilleries de l’île encore en activité nous permet de nous donner une idée de la transformation de la canne à sucre et de la fabrication du rhum. Manuel, notre nouveau guide et notre hôte pour les prochains jours, vient nous chercher pour nous conduire à son gîte. Manuel parle très bien français. Lui et sa femme (qui fait la cuisine) ont vécu en France (en Alsace) pendant de nombreuses années avant de revenir dans leur pays d’origine.

Mardi 26 mars

Nous permutons l’itinéraire prévu initialement car le temps est à la pluie. Aujourd’hui, nous partons du parking de Queimadas (maison au toit de chaume très jolie) pour rejoindre la cascade Caldeirao verde en longeant une levada perdue au milieu de la forêt primaire de Madère et qui s’accroche à la falaise. Touristique. Une pluie fine et continue ne nous quittera pas de la matinée. Arrivés à la cascade, nous quittons le flux touristique et prolongeons jusqu’au début de la prise d’eau et au tunnel sombre de 1 km qui rallie au-delà en trois heures la centrale hydraulique. Pour le retour, le soleil se lève enfin et nous revenons par une bonne piste qui rejoint le village d’Ilhas où nous attendons Manuel. En fin d’après-midi le soleil alterne avec les nuages. Qu’en sera-t-il demain ? En attendant, Manuel nous fait goutter son Madère maison. Le Madère est un vin sucré et chauffé. Manuel le chauffe en y versant le sucre chaud.

 

Mercredi 27 mars

Le temps couvert avec quelques gouttes nous poussent à faire la randonnée du Rio Frio. En fait, il fera un très beau temps et des « Bacones » en fin de randonnée nous aurons une très belle vue sur le point culminant de Madère, le « Pico Ruivo ». La randonnée commence en montée puis ce sera plat et en sous-bois pendant plus de 8 kms (en tout 11 kms).  Nous rallongeons un peu en faisant un détour par le « Pico Suna ». Cela grimpe mais la vue y est décevante car la forêt nous la cache en grande partie. Toutefois, nous distinguons la pointe de Sao Lourenço où nous étions Dimanche. Nous croisons un couple de cavaliers. Ce seront les seuls que nous croiserons de toute la semaine. Il y a peu d’animaux d’élevage à Madère. Manuel nous raconte qu’autrefois tous les habitants avaient un cochon. Le manque d’espace explique que nous croiserons pratiquement toujours les animaux attachés à une longe. Souvent quelques chèvres, rarement une vache. Au Rio Frio, il y a un élevage de truites. Boutiques touristiques. A 17h, Manuel nous récupère et nous lui demandons de nous conduire à Santana où il y a des maisons typiques en toit de chaume. Quelques-unes sont encore habitées. Les Madérans tentent de préserver ce patrimoine. Dans l’une des petites maisons à touristes, il y a une dame qui manie le rouet (électrique !) et file le lin. Manuel nous donne quelques explications sur ces maisons typiques. Autrefois, toutes les maisons (même les appentis) de l’île étaient ainsi, construites avec des matériaux locaux. Une pièce en sous-sol et deux autres mansardées servaient de dortoirs aux enfants. Entre ces deux niveaux, la « salle » principale accueillait les visiteurs et servait de chambre à coucher aux parents. Ainsi les familles pouvaient être composées d’une douzaine de membres. La cuisine et la salle à manger était construite indépendamment et loin de l’habitation en raison des risques d’incendies. Quelques fois la salle à manger n’était qu’une terrasse couverte.

 

Jeudi 28 mars

Temps superbe. Départ de « Pico das Pedras » pour rallier « Queimadas » puis le « Pico Ruivo » par « Lombo dos Bodes ». Nous décidons pour le retour de passer par « Teixeira » jusqu’à « Queimadas » où Manuel viendra nous chercher. Très belle randonnée en perspective avec 1 000 mètres de dénivelés positifs ! Le retour se fera par une piste glissante à souhait jonchée de branches et de pierres des dernières pluies. Nous tombons tous les deux. La vue du « Pico Ruivo » est superbe et nous regrettons de ne pouvoir continuer. Au loin un champ d’éoliennes. L’île est ainsi alimentée en électricité par les énergies renouvelables, centrale hydraulique, photovoltaïques, éoliennes, et assure ainsi son autonomie et son indépendance énergétique. Ce qui est applicable sur un petit territoire ne peut-il être adapté à un plus grand ?

 

Vendredi 29 mars

Manuel nous dépose à Funchal pour la fin de notre séjour. Nous laissons les bagages à l’hôtel pour prendre le funiculaire jusqu’à « Monté » où nous apercevons les gars jeunes ou moins jeunes qui poussent les touristes sur leurs drôles de traîneaux dans la descente de « Monté ». Autrefois, c’est ainsi que les fûts de vin étaient descendus jusqu’au port. Nous souhaitons randonner jusqu’à « Ariero » si possible. Nous avons du mal à trouver le chemin au milieu des habitations. Rencontre avec un âne qui nous salue en Portugais aussi fort qu’en français ! ; le seul que nous voyons sur l’île. Trois gars du coin nous indiquent par où passer car l’endroit où nous avons atterris a été occupé par les bûcherons et il y a des troncs partout. Heureusement, sinon nous aurions fait demi tour. Nous passons tant bien que mal dans la végétation abondante au-dessus d’une habitation et nous débouchons sur la route des calvaires. En effet, de part en part, de petits autels indiquent ce chemin de croix qui mène plus haut à une grande route et une église d’où sortent les fidèles en ce jour saint (vendredi de Pâques). En France, c’est lundi qui est férié (lundi de Pâques). A Madère, c’est le vendredi. Nous retrouvons les marques du sentier abandonné et mal entretenu qui nous conduit au parc écologique de Madère par une forêt calcinée. J’y laisserai mon short en jean noir que j’aimais tant. Heureusement, j’avais mis mon caleçon dessous car le temps était incertain sinon j’aurai fini en petite culotte cette randonnée. Au parc écologique, nous retrouvons les arbres habillés de tricots multicolores et bariolés comme les poteaux de Machico. J’adore ! Au dessus de la maison du parc, nous avons du mal à trouver le chemin et quand nous le tenons, il se révèle une impasse. Pas entretenu, la rivière et la nature ont repris leurs droits et nous ne passons plus. Nous faisons demi-tour car il est déjà tard et nous devons redescendre le chemin parcouru. En arrivant aux premières habitations les taxis nous proposent leurs services que nous déclinons. Mais la descente va être rude pour les cuisses jusqu’à l’hôtel qui se trouve dans le centre de Funchal dans la partie basse de la ville ! Pourtant pas de courbatures de toute cette semaine. Notre entraînement régulier en marche nordique nous les évite ! Ce soir nous dînons dehors car cet hôtel ne fait pas les repas (sauf petit-déjeuner) dans un petit restaurant sympathique. C’est copieux et le serveur nous offre une eau de vie que personnellement je ne boirai pas. Mais nous apprécions le geste.

 

Samedi 30 mars

Ce soir nous reprenons l’avion pour le Portugal. En attendant, les bagages laissés à l’hôtel, nous pouvons en profiter encore un peu. Ce matin, c’est visite du marché. C’est coloré, mouvementé, sympathique. Nous achetons quelques fruits pour ce midi et pour ramener. Puis nous visitons le jardin botanique de Madère. Il fait chaud. Nous y pique-niquons après avoir monter les rues pour y accéder. L’entrée se fait en haut, la sortie se fait dans le bas. Il nous reste encore un peu de temps. Nous longeons la rue principale et huppée de Funchal. Les ferries à quai ont déversé leur lot de touristes. Un jardin public en bord de mer nous accueille pour un peu de repos à l’ombre sur ses pelouses. Un magnifique monarque se laisse photographié. Il est temps de reprendre nos bagages et quitter cette île sympathique.

 

 

20/08/2012

Au pays de la Bête du Gévaudan

Lundi 09 juillet 2012

 

Direction Espalion dans l’Aveyron où nous laissons Gaëlle au chantier de jeunes du château de Calmont d’Olt jusqu’au 26 juillet. En effet, la décision était prise depuis les dernières vacances qu’à 17ans et ½, elle ne nous accompagnerait plus. Au programme : restauration du donjon. Intense et physique mais elle en gardera un bon souvenir.

 

De notre côté, nous continuons sur St Chély-d’Apcher en Lozère où nous avons décidé de louer un mobil-home pour la durée du séjour de Gaëlle afin de la récupérer au retour. Besoin de nous poser après une année intense, envie d’un minimum de confort le soir et c’est pour ces raisons que nos randonnées se feront en étoile au départ du mobil-home. Point d’âne, cheval ou carrix, cette année nous serons randonneurs à la journée, à pied comme toujours mais aussi un peu à vélo car nous les avons emmené. Si je dis un peu, c’est que le relief accidenté de la Lozère a eu raison de nos ardeurs !

 

Pendant ces 17 jours pendant lesquels nous n’avons essuyé que trois gouttes d’eau, nous avons crapahuté tantôt sur les PR et GR de pays que sur les GR traditionnels (tour de la Margeride, Tour des Monts d’Aubrac, GR 65). Les possibilités de randonnées sont innombrables et nous avons pu facilement accomplir sans souci nos 7 à 8h de marche quotidienne. Nous sommes tombés sous le charme de ce département le moins peuplé de France, au climat rude et profondément rural. Les fleurs sauvages débordent littéralement des chemins, le paradis pour les photographes amoureux de la flore et des insectes divers.

 

Le film « Tous au Larzac » nous avait donné envie d’y descendre une journée. Nous avons choisi le jour du marché de Montredon pour faire le déplacement. Journée caniculaire et la randonnée sur le plateau a été éprouvante. La soirée a amené un peu de fraicheur et le pique-nique avec les produits locaux bien agréable.

 

Visite de l’exploitation bio de la famille Amarger au Giraldès, éleveurs-agriculteurs depuis 30 ans. Café offert le matin, visite de l’exploitation, apéro offert à midi et repas tiré du sac pris en commun. L’après-midi, visite des tourbières avec une spécialiste de la question. Journée très enrichissante et un grand merci à nos hôtes pour leur gentillesse et disponibilité. Amis randonneurs ou vacanciers, une adresse à retenir absolument : http://www.vacances-en-lozere.com/accueil.

 

Tout ceci ne doit pas nous faire oublier que ce pays a été « le pays de la Bête du Gévaudan ». Nous avons eu la chance d’assister à une soirée lui étant consacrée au début de notre séjour dans le petit village de St Alban-sur-Limagnole. Après un diaporama et un exposé, nous entamons la discussion avec son auteur Hervé Boyac, autodidacte passionné de la nature et du loup depuis 25 ans. Passionné par cette affaire, Hervé travaille depuis 15 ans sur la Bête du Gévaudan et a publié 2 livres en autoédition. Un autre passionné du loup a aussi fait le déplacement du Cantal tout proche afin de rencontrer Hervé. La soirée se poursuit autour d’un verre pendant que les organisateurs dressent les tables et s’activent pour la préparation du repas.

Hervé nous a livré dans le détail ses recherches, investigations, questionnements divers et sa certitude enfin que la Bête n’était pas un simple loup. Et puis au fil de la soirée, nous nous sommes retrouvés à refaire le monde, entre amoureux de la nature, de la biodiversité et de la Vie …

 

Mais, ceci est une autre histoire et revenons à cette Bête de sinistre mémoire. Je vais reprendre ici l’excellent résumé d’Hervé Boyac dans son livre « La Bête du Gévaudan – Le loup acquitté enfin ! » que vous pourrez vous procurer directement chez lui : Quartier Clos d’Aron – 83780 Flayosc ou en le contactant : Boyac.hervé(at)wanadoo.fr.

 

Jugez-plutôt :

 

« La Bête apparaît en juin 1764, dans le sud du Gévaudan, ce Comté devenu depuis le département de la Lozère. Très vite, elle va semer la terreur parmi les habitants de cette région rurale et austère, déjà éprouvée par les guerres de religion passées, les hivers rigoureux, les famines et épidémies.

Les rescapés des attaques diront sans hésitation qu’il ne s’agit pas d’un simple loup, mais d’un autre animal inconnu ici qu’ils nommeront « La Bête ». Celle-ci s’attaquera prioritairement aux enfants dont la tâche principale consiste à garder le bétail, tuant avec une audace déconcertante. Elle va déjouer tous les pièges, et échapper à toutes les chasses menées contre elle par les plus grands spécialistes en la matière, envoyés par le Roi Louis XV en personne.

La Bête est imprévisible, elle accomplit de longs déplacements, elle survit aux coups de feu reçus, bref elle parait invulnérable. Les paysans désespérés, se rallient d’ailleurs aux propos religieux de l’Evêque pensant que la Bête est un démon que seul Dieu pourra détruire. Enfin, après quatre années de ravages, la Bête « tombera » sous les balles d’un paysan nommé Jean Chastel, et les attaques cesseront à jamais.

En plus de sa connaissance des lieux, ce dernier avait découvert que la Bête n’était pas un animal ordinaire, et que de surcroît elle n’agissait pas seule mais dépendait d’un appui humain. Pour faire cesser les attaques, il ne suffisait donc pas d’abattre la Bête, il fallait aller plus loin. Après mûre réflexion, c’est ce qu’il fit pour délivrer son pays de tant de souffrances.    

Qui a pu imaginer un tel complot et pourquoi ?

Nous sommes à 25 ans de la future révolution et les tensions commencent à être très vives dans les provinces aussi ; de vieux conflits ressurgissent. Plusieurs nobles locaux peuvent être tentés de se venger des préjudices que la monarchie, déjà vacillante, leur a causés. La Bête et son lot de meurtres est un moyen, parmi d’autres, pour déstabiliser le Royaume comme de nos jours des agitateurs sèment des embûches aux démocraties.

Ainsi à la date du 19 juin 1967, cette machination diabolique qui a perduré 1 000 jours, aura provoqué la mort d’au moins 80 personnes connues, dont 70 enfants, en près de 170 attaques répertoriés officiellement.

Depuis lors, en France, le loup est toujours tenu pour responsable de cette odieuse affaire dans laquelle il est pourtant hors de cause. »

 

Vous l’avez compris, Hervé est un véritable passionné mais loin de lui l’idée de détenir la vérité, la seule et la vraie ! Il sait rester modeste et nous livre au fil des pages mais aussi lors des rencontres véritables, son idée et ses explications mais sans chercher à convaincre.

 

Sachez enfin qu’il organise des séjours au pays de la Bête du Gévaudan d’une durée de cinq jours dont vous pourrez découvrir le détail à l’adresse suivante :

http://www.labetedugevaudan.fr/

 

 Chers amis lecteurs qui avez la gentillesse de suivre nos modestes escapades, vous l’aurez deviné, nous avons été une nouvelle fois séduits par un département de notre beau Pays et cela nous a donné envie d’y revenir en hiver faire des raquettes et du ski de fond …

D’autres diront que cette année notre compte-rendu est bien modeste mais comme nous n’avons rien vécu d’extraordinaire, nous n’allions pas vous ennuyer avec des lignes inutiles. Nous compensons avec de nombreuses photos (à découvrir dans quelques jours...) afin de vous donner l’envie d’y aller trainer vos godillots !...

 

Au plaisir

 

Olivier et Joëlle

07/05/2012

Le GR10, d'Hendaye à Esterençuby...

Hadock 2.jpgVoici avec quelques jours de retard, le récit de notre 1ère étape sur le GR10.

A lire sans modération !